Ressentir une douleur au pouce n’est pas forcément anodin ! Ce doigt joue un rôle central dans presque tous les gestes du quotidien : ouvrir un bocal, tourner une clé, tenir son téléphone... Par conséquent, quand une douleur s'installe, cette dernière peut vite devenir handicapante. Mieux vaut alors ne pas trop la laisser traîner et consulter. Parmi les diagnostics les plus fréquents, on retrouve notamment la rhizarthrose.
Mais avant d’envisager une orthèse ou un traitement, il est important de comprendre ce qui peut provoquer une douleur au pouce, comment reconnaître les signes d’une rhizarthrose et à quel moment demander un avis médical.
Quelles sont les différentes douleurs au pouce possibles ?
Une douleur au pouce peut prendre plusieurs formes : elle peut en effet être localisée à la base du pouce, remonter vers le poignet, apparaître seulement à l’effort ou devenir plus intense avec le temps. Certaines personnes décriront une gêne diffuse, alors que d’autres ressentiront une douleur vive lorsqu’elles serrent un objet par exemple.
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L’intensité peut aussi varier selon les moments. Certaines douleurs au pouce apparaissent surtout lorsque le patient est en activité, par exemple au moment de soulever une charge. D’autres deviennent sensibles même au repos, c'est surtout le cas lorsque l’articulation est déjà irritée ou inflammatoire.
Notez que la localisation de la douleur peut déjà vous donner une première indication !
Quels sont les diagnostics possibles pour une douleur au pouce ?
Face à une douleur au pouce, plusieurs diagnostics peuvent être envisagés :
- une rhizarthrose,
- une tendinite de De Quervain,
- une entorse,
- une séquelle de traumatisme,
- une inflammation articulaire,
- d'autres formes d’arthrose.
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Le contexte aide beaucoup à orienter le diagnostic : une douleur apparue après un faux mouvement ou une chute ne s’interprètera pas de la même manière qu’une douleur installée progressivement depuis plusieurs mois.
En pratique, le médecin va s’appuyer sur plusieurs éléments : la zone douloureuse, les mouvements qui déclenchent la gêne, la perte éventuelle de force, la présence d’un gonflement et l’ancienneté des douleurs. Ce bilan clinique permet déjà d’écarter certaines hypothèses et d’en privilégier d’autres.
Qu’est-ce qu’une rhizarthrose ?
La rhizarthrose est l’arthrose de la base du pouce. Elle touche l’articulation située entre le trapèze, un os du poignet, et le premier métacarpien. Cette articulation étant très mobile et très sollicitée, il est fréquent de la voir s'user avec le temps. La rhizarthrose est donc une usure progressive du cartilage à ce niveau.
Cette pathologie est fréquente, notamment chez les personnes âgées ou chez les personnes qui utilisent beaucoup leurs mains dans la vie quotidienne ou professionnelle. Elle peut évoluer lentement et passer inaperçue au début, avant de devenir plus gênante dans les gestes simples.
Quels sont les symptômes d’une rhizarthrose ?
Le symptôme le plus fréquent d’une rhizarthrose est une douleur située à la base du pouce. Elle peut évoluer par poussées et devenir plus marquée avec le temps.
À cette douleur peuvent s’ajouter une perte de force, une gêne, ou encore une raideur. Certaines personnes constatent aussi que leur main fatigue plus vite qu’avant, ou qu’elles ont du mal à tenir fermement certains objets. Lorsque l’évolution est plus avancée, une déformation de la base du pouce peut apparaître.
Il est aussi fréquent que les symptômes ne soient pas constants : il peut y avoir des périodes plus calmes, puis des phases où la douleur au pouce devient plus présente, notamment après des gestes répétitifs ou une sollicitation inhabituelle.
Comment diagnostiquer une rhizarthrose ?
Le diagnostic d’une rhizarthrose repose d’abord sur l’examen clinique. Un professionnel de santé recherchera la localisation exacte de la douleur, testera certains mouvements et évaluera la gêne fonctionnelle. Il s’intéressera aussi à la mobilité de votre pouce, sa force et son impact sur votre vie.
Lorsque la suspicion est forte, une radiographie peut être prescrite. Les examens d’imagerie permettent d'identifier les signes d’usure du cartilage au niveau de l’articulation concernée.
En cas de doute, ce bilan permet aussi de distinguer une rhizarthrose d’un autre problème du pouce ou du poignet.
Comment différencier la rhizarthrose d'autres douleurs au pouce ?
La rhizarthrose se distingue surtout par sa localisation et par le type de gestes qui réveillent la douleur.
Quand la douleur se situe à la base du pouce, avec une gêne pour tourner, pincer, saisir ou forcer, la piste arthrosique est souvent envisagée.
À l’inverse, une douleur davantage située sur le bord du poignet, près de la base du pouce, avec une sensibilité nette à certains mouvements du poignet, peut faire penser à une tendinite de De Quervain. Cette dernière touche les tendons et non l’articulation.
Le tableau clinique n’est donc pas tout à fait le même, même si la zone douloureuse peut sembler proche pour le patient !
Autre différence importante : la rhizarthrose s’installe souvent progressivement et s’accompagne plutôt d’une perte de force, d’une gêne et parfois d’une déformation. Une douleur aiguë après traumatisme ou une douleur inflammatoire très localisée orientera plutôt vers une autre cause.
En cas de doute, le mieux est de consulter un médecin !
Quel type d'orthèse est le plus adapté pour la rhizarthrose ?
En cas de rhizarthrose, l’orthèse a pour objectif de stabiliser la base du pouce, de limiter les mouvements douloureux et de soulager l’articulation au quotidien. Mais quelle attelle de pouce faut-il choisir pour traiter la rhizarthrose ?
Le choix de l'attelle pour le pouce dépend surtout du niveau de douleur, du moment où elle apparaît et du besoin de maintien.
Une orthèse souple ou fonctionnelle est généralement utilisée, afin de continuer à utiliser sa main tout en soulageant la base du pouce.
Une orthèse plus immobilisatrice peut être utile en cas de fortes douleurs ou pendant la nuit, lorsque l'on cherche à mettre au repos le pouce.
Il est important de choisir une orthèse qui maintient correctement la colonne du pouce sans créer d’inconfort excessif.
Quels sont les gestes à éviter en cas de rhizarthose ?
En cas de rhizarthrose, certains gestes ont tendance à augmenter la douleur au pouce.
Les mouvements de torsion par exemple peuvent intensifier votre ressenti, ainsi que les mouvements de serrage fort, d’ouverture forcée et des gestes répétitifs. Par exemple, essorer son linge, porter des objets lourds d’une seule main ou maintenir longtemps une forte pression peuvent accentuer les douleurs.
Il n’est pas forcément nécessaire d’arrêter toutes vos activités, mais plutôt d’adapter vos habitudes ! L’idée est de réduire les efforts inutiles sur la base du pouce, de mieux répartir les charges et d’utiliser si besoin des aides techniques ou une orthèse lors des périodes plus sensibles.
Vous l'aurez compris, une douleur au pouce peut avoir plusieurs explications, mais lorsqu’elle se situe à la base du doigt et s'accompagne de certains symptômes, la rhizarthrose fait partie des hypothèses les plus fréquentes.
Le bon réflexe est de ne pas laisser s’installer la gêne ! Un diagnostic bien posé permettra de mieux comprendre l’origine de la douleur au pouce et d’orienter la prise en charge. Lorsque la rhizarthrose est confirmée, une orthèse adaptée peut aider à retrouver un meilleur confort au quotidien. Découvrez la sélection Delivortho d’attelles pour la rhizarthrose.
